Yuka : histoire d’un succès pour l’appli alimentaire

Scanner les produits alimentaires à l’aide de son téléphone, une attitude devenue populaire dans les allées des grandes surfaces. Soucieux de transparence, les citoyens ont eu recours à des applications qui leur permettent de connaître de manière ludique la composition des produits qu’ils consomment, sans une connaissance approfondie de la diététique. Le succès de l’appli Yuka est dû à ses plus de 7,5 millions d’abonnés, dont 3,5 millions d’utilisateurs actifs par mois, une véritable révolution dans les modes de consommation.

Pratique et ludique

En 2016, François Martin avec son frère et un ami, a eu l’idée d’élaborer une application qui scanne les codes-barres des nourritures pour démontrer ses bienfaits pour la santé.

Selon une enquête, 80 % des Français considéraient les étiquettes des produits comme illisibles. En un rien du temps, le succès de l’appli Yuka a obtenu une note globale de 100, ainsi que les qualités et les défauts des aliments scannés grâce à un simple code couleur.

Le fait que le gouvernement ait recommandé en 2016 l’utilisation du Nutri-Score, ce logo en 5 couleurs sur l’emballage, a suivi le mouvement. Les esclandres alimentaires (œufs de fipronil, Lactalis, etc.) ont également sensibilisé le grand public, qui peut trouver plus de 500 000 produits dans l’application.

Dans un modèle semblable à Wikipedia, ce sont les utilisateurs qui renvoient les données. Vu le succès de l’appli Yuka, beaucoup de marques le demandent, il dénie toute association et est rémunéré en offrant un programme de santé. Toujours en déficit, Yuka entend ouvrir le même service en Suisse et en Belgique et se varier dans le cosmétique.

Les codes couleurs mesurent la qualité des produits

 Si la note est « mauvaise », l’application propose d’autres options. Ce système de décryptage a fait ses preuves en France, où le fabricant a revu la formule. La marque Intermarché a décidé d’éliminer 142 additifs de quelques produits. L’idée principale est de développer un dispositif pour faire progresser la consommation. Il est satisfaisant de voir l’adaptation de l’industrie alimentaire.

Applications du distributeur

Les critiques se concentrent sur les additifs précisément parce que certains d’entre eux classés comme « douteux », « à éviter » ou « nocifs » sont autorisées par l’Union européenne.

 Face à cette nouvelle distribution, de nombreux distributeurs et industriels bannissent les produits critiqués de leurs rayons. Système U a commencé à lancer sa propre application appelée ”Y”. Il ne donne pas d’indices aussi décisifs que Yuka, il n’y a pas de lumière rouges, orange ou vertes. Ce dernier indique aux consommateurs les ingrédients sujets à controverse, l’huile de palme par exemple pour le Nutella et on constate que la consommation de ce produit, en surplus, peut être problématique », explique un porte-parole du distributeur.

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